Capo d’Orlando, Sicile
février 11th, 2010
La bande côtière entre Palerme et Milazzo, la soi-disant côte tyrrhénienne de la Sicile, est une succession de localités balnéaires, plages et villages presque exclusivement touristiques. Pendant l’été, entre juin et septembre, les rues de cette zone sont complètement pleines de touristes à la recherche des attraits les plus magiques de cette côte. La localité la plus connue et fréquentée de ce litoral est sans doute Cefalù, seconde seulement à Taormina, la reine de la côte ionienne.
À est de Cefalù on trouve les plus belles et propres plages de cette côte. Capo D’Orlando (Messina - Sicile) et ses environs offrent à ceux qui décident de visiter cette zone de la Sicile des magnifiques plages et petites anses sableuses ou rocheuses léchées d’un irrésistible mer bleu intense, qui sont le plus grand attrait pour les touristes. Après Cefalù, c’est la localité la plus fréquentée de la côte tyrrhénienne. D’ailleurs, si vous recherchez un très bon Circuit en Sicile, je vous recommande ceux proposés par sejoursvoyage.com, notamment le circuit intitulé Escapade Sicilienne.
Capo D’Orlando, une jolie petite ville balnéaire, s’étend en mer sur le promontoire homonyme. Le centre ville se développe autour de via Piave, longée par de très élégants magasins et locaux, et de la promenade du bord de la belle plage. Derrière, le merveilleux parc des Monti Nebrodi sert de cadre à cette vue et du port on peut rapidement atteindre les Îles Éoliennes.
À l’extrémité du promontoire, d’une position panoramique au sommet d’un grand escalier et sur les ruines du Château d’Orlando, s’élève le Sanctuaire de Maria SS. de Capo d’Orlando (XVII siècle), destination de pèlerinage en occasion de la fête du 22 octobre. Selon la légende, le château fut construit pour volonté d’un certain Orlando, officier de Charlemagne, qui fonda la petite ville. Le paysage que l’on peut admirer du sommet est ravissant.
Près de Capo D’Orlando, dans une raffinée et élégante villa de la fin du XIX siècle, on trouve le musée-fondation “Famiglia Piccolo di Calanovella”, voulu par Lucio, Agata Giovanna et Casimiro Piccolo. Ici sont conservés les souvenirs artistiques et personnels de cette noble famille de Palerme, qui s’est établie à Capo D’Orlando vers la fin des années 30. Giuseppe Tomasi di Lampedusa, auteur de “Il Gattopardo”, était un de leurs amis et proches et il a donc souvent séjourné à Capo D’Orlando où, juste à Villa Piccolo, il écrivit une grande partie de son chef-d’œuvre. Si l’on visite le musée, on ne peut pas éviter la promenade dans le parc où, parmi des raretés arborescentes et de singulières plante méditerranéennes, le “cimetière des chiens”, l’un des peu au monde, mérite d’être visité.
Si l’on a de la chance, pendant les jours de marée basse, entre les deux ailes du petit port de plaisance dans la localité de S. Gregorio, on peut voir une configuration rocheuse qui émerge de l’arête et sur laquelle de gros disques en pierre ont été gravés. Leur diamètre est de 1-2 mètres et leur profondeur d’une dizaine de centimètres. Ce site est connu comme la “Cava or pietra del Mercadante”, mais on ne connais pas son utilisation.
Pas loin de S. Gregorio, dans la localité de Bagnoli, on trouve les ruines d’un édifice thermal qui faisait partie d’une villa romaine du III-IV siècle a. C.. On peut bien y distinguer le “calidarium” avec une abside et le “frigidarium”, les deux destinés aux bains. Le pavage en mosaïques polychromes est très intéressant.
La localité est bien équipée au niveau touristique et offre de bonnes solutions hôtelières.





